Le pingouin citoyen du
mercredi matin
Numéro 86 - 2 avril
2003
La Commune de Paris
En visitant Paris, Victor est allé
au cimetière du Père Lachaise. Il a été très
surpris de voir qu'un de ses murs était fleuri. Il voudrait savoir
pourquoi...
En 1870, une guerre a opposé la France
à la Prusse (ancien nom de l’Allemagne). Paris a été
très longuement assiégée. Pour se défendre,
les Parisiens ont constitué une armée populaire, dont les
soldats étaient appelés les fédérés.
Sur les conseils de Victor Hugo, les Parisiens se sont cotisés pour
fabriquer des canons et participer aux combats.
Après la défaite de la France,
les citoyens français sont très mécontents du gouvernement
qui se préoccupe plus des intérêts des riches que des
pauvres. Le 18 mars 1871, le gouvernement veut prendre les canons de Paris.
Une importante manifestation, menée surtout par des femmes, s’y
oppose. Les soldats fraternisent avec le peuple. C’est une véritable
insurrection.
Des élections sont organisées pour élire une nouvelle
assemblée. C’est ainsi qu’a commencé ce qu’on appelle la
Commune de Paris.
Ouvriers, instituteurs, artistes, les membres
de cette assemblée viennent essentiellement du peuple. Ils essaient
de mettre en place une démocratie directe : la politique
doit être décidée par le peuple pour le peuple. Très
vite, d’importantes mesures sont prises : la liberté de la presse
est rétablie, l’école est gratuite et obligatoire... Les
gens se réunissent beaucoup au sein de clubs de quartier pour discuter,
partager et construire ensemble une société plus juste.
Mais le 21 mai, l’armée française,
aidée par les Prussiens, entre dans Paris. Des combats très
violents ont lieu sur des barricades. Pendant la semaine sanglante
qui suit, de nombreuses personnes sont tuées. Les derniers combattants
se sont repliés dans le cimetière du Père Lachaise,
et ils ont été fusillés devant un mur qu'on appelle
maintenant le mur des fédérés.
Sources : tdc (textes et
documents pour la classe) n°645, février 1993, avec la participation
de l’association des Amis
de la commune
Victor et ses amis ont decidé de faire
une reconstitution théatrale de
l'histoire de la Commune. Dans le decor
de barricades qu'ils sont en train
de construire, tu pourras découvrir
le nom d'une institutrice célèbre qui
participa à ces évènements.

Solution du jeu numéro
85: Les symboles de la paix sont la colombe (c) et le rameau d'olivier
(e).
Le courrier de Victor
«Julien demande pourquoi les bateaux
coûtent si cher. Sont-ils compliqués à construire?»
Oui Victor. Leur fabrication fait appel
à de nombreux ouvriers et
spécialistes qui dessinent la forme
du bateau, proposent des composants pour la coque ou le mât, cousent
les voiles...
«Est-ce très différent
d'une voiture?»
Oui, car un bateau est souvent habitable.
Un bateau de croisière propose un confort proche de celui d'une
maison : couchettes, cuisine, toilettes...
tout est miniaturisé et donc coûteux.
Un bateau de course, moins confortable, coûte
cher en raison des matériaux complexes, résistants et légers
- pour la rapidité - qui le constituent.
Sans compter les appareils électroniques
de navigation! Mais entre le chantier et l'acheteur, plusieurs intermédiaires
augmentent
davantage le prix.
Le bateau reste encore un produit de luxe
!
Merci à Julien pour
sa question. Si toi aussi, tu souhaites écrire à Victor,
clique sur son nom. Pour lire, relire ou imprimer les anciens numéros,
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