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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 32 - 12 décembre 2001


Quand la mort fait de la peine.

Déborah souhaite savoir pourquoi la peine de mort n’existe plus en France… «Mais, c’est quoi? C’est quand un ami meurt et qu’on a de la peine?» demande Victor.

Pas du tout Victor, la peine de mort est une décision de Justice. Cécile nous a dit dans le n°29 que quand on commet un délit, on est souvent puni. Parfois, au lieu d’aller en prison pour très longtemps, le coupable est condamné à mourir. En général, il a commis un meurtre, mais ce n’est pas toujours le cas. Un bourreau le tue selon la méthode appliquée dans le pays : pendaison, injection de poison par une seringue, électrocution, etc.
Quand il s’agit d’un meurtre, la peine de mort, appelée aussi peine capitale, a souvent pour but de venger la victime. C’est la loi du Talion: le coupable subit ce qu’il a commis.

En France, des écrivains et hommes politiques se sont battus pour que la peine de mort n’existe plus, qu’elle soit abolie. Victor Hugo (1802-1885) et Albert Camus (1913-1960) sont de ceux-là. Selon eux, rien ne justifie la mort d’un être humain. Et la peine de mort est, à leurs yeux, l’assassinat d’un homme par la Justice ; c’est donc un crime. Ils dénoncent aussi la souffrance que doit vivre le coupable entre le moment où il apprend sa condamnation et celui de sa mort. Et pour Hugo, c’est la misère qui pousse au crime, c’est donc la misère qu’il faut combattre.

En France, grâce à ces combats humanistes, la peine de mort fut abolie le 9 octobre 1981 malgré l’opposition de la majorité des Français. L’avocat abolitionniste Robert Badinter était alors ministre de la Justice.

«Donc la Justice ne peut plus décider la mort de personne?» demande Victor. C’est vrai pour la France et 74 pays. Certains pays ne l'appliquent plus même s'ils ne l'ont pas abolie. Cependant, une centaine, dont la Chine et les Etats-Unis, exécutent toujours.
 


Sources :
Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo, 1829.
Réflexions sur la peine capitale, Albert Camus et Arthur Koestler, 1957.
Amnesty international.


Au Moyen Age pendant la période dite de l'Inquisition, les condamnations à la peine de mort étaient nombreuses. Des personnes pouvaient être ainsi exécutées parce qu'elles avaient des idées qui ne plaisaient pas à la religion. Elles étaient jugées comme hérétiques et finissaient brulées en public. Le bourreau mettait le feu au bucher. Ce personnage devait absolument rester inconnu du public. C'est pourquoi il portait une cagoule noire sur la tête au moment des exécutions. "Si j'avais été là, je lui aurais enlevé sa cagoule pour faire rater son affaire!" affirme Victor. Oui, avec une canne à pêche et un hameçon, mais en tirant sur quel fil: A B ou C?


Solution du jeu numéro 31: pour trouver la clé de Théodore Monod, il fallait regarder un peu au dessus du dromadaire. Le détail suivant montre la clé.
Solution du jeu numéro 30: j'ai oublié de la donner la semaine dernière. La voici donc en détail, avec la liste des souvenirs de Victor. La colombe apparait dans le numéro 27, le cinéma 21, le pot de fleurs 27, la soupe carte postale, le panier de fromages 14, le marteau 8, la clé 9, la barque 7. L'intrus c'est donc le cadeau car Victor pense très fort à Noël...


Le courrier de Victor.

«Pourquoi y a-t-il tant de problèmes de médicaments en Afrique?» me demande Hugo, un tout nouveau lecteur âgé de 12 ans. Voilà une question qui plaît beaucoup à mes amis de Récré-Action, je pense que l’un d’entre eux y répondra bientôt. Tu as vu Hugo? Ton prénom associé au mien reconstitue l’identité de ce célèbre écrivain qui a lutté contre la peine de mort, Victor Hugo!
C’est rigolo.
 


Merci Hugo pour ta question. Si toi aussi tu veux poser une question, n’hésite pas à écrire à Victor. Pour cela, clique sur son nom. Tu peux poser une question, mais tu peux aussi donner ton avis sur un article ou sur un sujet d’actualité. Pour en savoir plus sur le journal de Victor, tu peux te rendre sur le site www.recre-action.net.

Merci à Cécile pour le dessin du fond et à Wiko pour le portrait de Victor Hugo.
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A bientôt.