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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 39 - 13 février 2002


N’oublions pas le Tibet.

Victor a reçu deux questions sur l’invasion du Tibet. Il a été sensible à l'intérêt que ces lecteurs portent à ce sujet. En effet, rares sont les personnes préoccupées par la situation de cette région.

Le Tibet, souvent appelé "le Toit du monde", se situe au nord de l'Himalaya et à l'ouest de la Chine. Sa capitale est Lhassa, l’une des plus hautes du monde (3600 m d'altitude).

En 1950, la Chine a envahi ce pays indépendant. Elle considère cette invasion comme une libération pacifique. Elle aurait même permis aux Tibétains de sortir de l'esclavage et au Tibet de se moderniser. En mars 1959, la population de Lhassa se soulève et est durement réprimée; le Dalaï Lama se réfugie en Inde. Comme lui de nombreux Tibétains ont dû fuir à l'étranger, surtout en Inde mais aussi en Europe et aux Etats-Unis. Le Dalaï Lama est leur chef spirituel et aussi politique, depuis 1642. Il dirige actuellement un gouvernement en exil, situé à Dharamsala en Inde.

Depuis maintenant plus de 50 ans, un grand nombre de Tibétains ont été torturés ou déportés. Le nombre de victimes est évalué à plus de 1200000. Le peuple tibétain et sa culture disparaissent doucement. Il s’agit d’un génocide.

"Mais personne ne réagit face à ce drame?" s'inquiète Victor.

Malheureusement, pour la plupart des pays, les échanges commerciaux avec la Chine sont plus importants que tout. Ils évitent donc de la contrarier en parlant de la situation au Tibet. Pourtant, les Tibétains demandent simplement à pouvoir se gouverner. C'est ce qui s'appelle "la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes".

Un peuple et une civilisation seraient-ils en voie de disparition ?
 



Au Tibet, le bouddhisme se prononce pour la non-violence. L'actuel Dalaï Lama a reçu le prix nobel de la paix en 1989. Les moines tibétains sont connus dans le monde entier car leur lutte s'effectue sans arme, à l'intérieur des monastères, par le dialogue, la réflexion et la prière. Pour cette activité, ils utilisent aussi un drôle d'engin, dont tu trouveras le nom dans ce rébus.


Solution du jeu numéro 38: La cachette des armes est dans la maison numéro 23.


Le courrier de Victor.

"Benoît, après ton article sur les problèmes de médicaments en Afrique, Roxanne et Colette m'ont demandé pourquoi les pays riches n'aident pas plus les pays pauvres" dit Victor.

En fait, de nombreux programmes d'aide existent. Beaucoup viennent d'associations spécialisées dans l'agriculture, l'éducation, ou la médecine. Elles sont souvent efficaces, mais ça ne suffit pas, car elles n'ont pas assez d'argent pour faire tout ce qu'il faudrait. Les pays les plus riches pourraient financer des programmes très ambitieux, mais ils n'utilisent qu'une minuscule partie de leurs richesses (0,5%) pour les pays pauvres. Et nous verrons dans un prochain article que si les "bonnes" actions des pays riches ne sont pas bien menées, elles aggravent les problèmes. Il faut être plus généreux, c'est vrai, mais ce n'est pas le seul effort qui reste à accomplir !
 


Merci à Roxanne et à Colette pour leur question. Pour donner son avis ou pour poser une question à Victor ou à l'un de ses amis de Récré-Action, c'est tout simple: il suffit de cliquer sur son nom. Pour en savoir plus sur le journal et lire les archives, tu peux te rendre sur le site www.recre-action.net.

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Illustrations et maquette: Broc
Version papier: Franck


 A bientôt.