Le pingouin citoyen du
mercredi matin
Numéro 81 - 26 février
2003
Le bout du tunnel ?
«Louise voudrait en savoir plus
sur Sangatte, peux-tu m’aider à lui répondre?»
demande Victor.
Sangatte est une ville du Nord de la France,
d’où part le tunnel sous la Manche. Beaucoup de personnes passent
par Sangatte pour rejoindre l’Angleterre.
Mais le passage du tunnel est très
surveillé par la police. Alors, les étrangers entrés
illégalement en France se retrouvent bloqués à Sangatte.
Il s’agit pour la majorité d’Afghans et de Kurdes d’Irak, qui ont
fui la guerre et la pauvreté de leur pays. Ils n’ont pas les papiers
autorisant leur séjour. Ils sont sans-papiers. Ils souhaitent
aller en Angleterre, pour rejoindre des parents, ou parce que les règles
d’accueil des demandeurs d’asile sont moins strictes qu’en France.
La Croix-Rouge française a ouvert
un centre à Sangatte en septembre 1999 pour héberger ces
étrangers de plus en plus nombreux et éviter ainsi qu’ils
ne se retrouvent sans abri. En trois ans, le centre a accueilli environ
50 000 personnes, souvent dans des conditions très difficiles, à
cause du manque de place.
Les gouvernements français et anglais
ne veulent pas accueillir tous les étrangers sans-papiers qui arrivent
à Sangatte. Alors, pour en finir, l’Angleterre a durci ses lois
d’accueil des étrangers, pensant les dissuader de venir. La plupart
des personnes présentes dans le centre ont pu obtenir des papiers
pour rester en France ou passer en Angleterre et, fin décembre,
le centre de Sangatte a été détruit.
«Alors, il n’y a plus de sans-papiers
à Sangatte?» demande Victor.
Si Victor, de nombreuses personnes continuent
à arriver espérant trouver de meilleures conditions de vie.
Aujourd’hui, des associations s’occupent de leur donner à manger
et des vêtements, rencontrent la Préfecture pour la convaincre
de donner des papiers aux réfugiés de Sangatte.
Victor veut aider un ami sans-papier à
se mettre à l'abri dans cette petite maison. Victor possède
trois clés et ne sait plus laquelle ouvre la porte. Sachant que
la bonne clé porte le même numéro que son porte-clés,
laquelle est la bonne?

Solution du jeu numéro
80: Ali a oublié de dire qu'il a retrouvé Frédéric,
que la dictée était difficile mais qu'il a bien répondu
en calcul. Il aurait aussi pu dire que Mariette lui a fait un bisou, que
l'eau de la piscine était bien chaude et qu'il adore la couleur
rouge, surtout sur la tête de son voisin. Quand on dessine sur ses
camarades, on va au coin, mais ça, il ne faut pas le répéter.
Le courrier de Victor
"Delphine, Isabelle me fait remarquer
que dans l'article sur l'eau douce (voir numéro
78), tu aurais dû écrire qu'il faut tous qu'on ne gâche
pas l'eau, qu'on ne laisse pas le robinet couler, qu'on ne prenne pas des
bains dans une baignoire remplie à ras bord..."
Elle a raison, Victor. Chacun à son
niveau peut agir pour préserver l'eau sur notre planète.
Comme Isabelle le mentionne, nous pouvons tous faire attention à
ne pas gaspiller l'eau, en réparant un robinet qui fuit ou en ne
prenant pas des douches trop longues. L'eau est un bien rare, on a tendance
à l'oublier quand on habite en France.
Ailleurs la situation peut être très
difficile. Par exemple, dans certains quartiers d'Alger, il n'y a de l'eau
que tous les 2 ou 3 jours. Il y a donc toute une organisation qui se met
en place. Le jour de l'eau, on prend sa douche, on remplit d'immenses bidons
d'eau. Des réserves sont ainsi constituées pour parer aux
jours de coupure. C'est donc un moment à ne pas manquer, il faut
à tout prix être là quand l'eau coule!
Merci à Isabelle pour
son courrier. Si toi aussi, tu souhaites écrire à Victor,
clique sur son nom. Pour lire, relire ou imprimer les anciens numéros,
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