Le
pingouin citoyen du mercredi matin
Numéro
77 - 29 janvier 2003
Vive les Maths?
«Mais Madeleine, tu fais des maths?
Quelle idée! Pourquoi?»
Platon, un philosophe grec de l’antiquité,
pensait que les mathématiques ouvraient le chemin d’un monde supérieur,
celui de la lumière, de la vérité.
Il exagérait sans doute, mais il est
vrai qu’elles représentent la capacité de l’homme à
abstraire,
c’est à dire à dépasser le réel. Par exemple
un caillou, qu’on appelait avant un calcul, devient le chiffre 1, puis
une lettre. Et on fait des suites d’opérations avec des choses qui
n’existent que dans le monde mathématique, comme le zéro
qui représente le rien et ne sert qu’à faire des calculs.
Tes petits amis le manipulent souvent.
«Mais, à quoi ça sert?»,
s’étonne Victor.
Les mathématiques, pendant longtemps,
sont restées isolées de la réalité. Mais, quand,
au 17ème siècle, on a pensé à les utiliser
pour comprendre le mécanisme de la nature, elles ont permis de connaître
beaucoup de choses. C’est grâce à elles que tu as pu répondre
à certaines questions de tes lecteurs: comment marche la télé?
Qu’est-ce qu’un trou noir? etc. D’ailleurs, sans elles, tu ne pourrais
pas communiquer avec eux, car elles permettent de comprendre de nombreux
mécanismes: du système solaire à l’ordinateur. Elles
servent à toutes les sciences et elles sont universelles: 2+2 font
4 pour le monde entier. Elles servent bien sûr à compter son
argent, ses billes, ce qui est très important; et, pourquoi pas,
à jouer.
«A jouer?» , s'étonne
Victor.
Oui, j’aime faire des maths pour jouer. Je
manipule ainsi des objets imaginaires et je fais travailler mon esprit.
«Quel éloge des mathématiques,
Madeleine! Mais beaucoup d’enfants n’aiment pas ça!»
Je sais; je sais aussi qu’on n’en voit pas
toujours l’intérêt. Certains croient d’ailleurs qu’elles sont
un obstacle aux sentiments, à l’art, à la nature. Il est
vrai que, pris dans l’univers des maths, on peut oublier le reste. Mais
cela est valable pour toutes les passions.
Les fêtes de Noël sont passées
et Victor a oublié son ami de Lyon! Heureusement il dispose de cette
nouvelle machine pour lui catapulter son cadeau. Mais dans quelle cuillère
mettre la surprise? Sachant que la première roue tourne dans le
sens des aiguilles d'une montre, aide Victor à trouver la bonne
catapulte.
Solution
du jeu n°76: La route à suivre pour sortir du labyrinthe est
tracée en blanc:
Le courrier de Victor
«Benoit, Adrien me demande pourquoi
la glace colle aux doigts. Je ne sais pas quoi lui répondre, car
en ce qui me concerne, avec mes palmes, je ne reste pas collé à
la banquise!»
Effectivement, la glace est collante quand
elle est très très froide. Comme nous avons les doigts chauds,
lorsque l’on touche de la glace, nous la faisons fondre en surface. S'il
ne fait pas trop froid, il y a toujours une pellicule d’eau entre le doigt
et la glace, ce qui donne l’impression que la glace est «mouillée».
Mais s'il y a beaucoup de glace et qu’elle
est vraiment très froide, le bout du doigt se refroidit et la chaleur
de notre corps ne suffit pas: la pellicule d’eau finit par regeler et les
petits plis de notre peau se retrouvent «pris» dans la glace.
On a l’impression que la glace est «sèche»
et là, c’est mauvais signe: quand on veut retirer ses doigts, on
se rend compte qu’on est collé. Forcer pour les décoller
peut écorcher la peau, c’est pourquoi il vaut mieux éviter
de faire ce genre d’expériences!
Merci à Adrien pour
son courrier. Si toi aussi, tu souhaites écrire à Victor,
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