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Le pingouin citoyen du mercredi matin
Numéro 91 - 21 mai 2003


La lutte continue!

«Il y a déjà quelques mois, Ambroise m’a posé une question sur les événements qui ont eu lieu en mai 1968 en France. C’est le moment de lui répondre», dit Victor.

L’année 68 est mouvementée dans beaucoup de pays du monde: des manifestations d’étudiants ont lieu un peu partout, en particulier pour dénoncer la guerre au Vietnam menée par les Etats-Unis.

En France, le mouvement appelé «mai 68» est aussi né dans les universités. Il commence à Paris, en mars, avec les étudiants des universités de Nanterre et de la Sorbonne. Ces jeunes remettent en cause les règles trop strictes de la société: ils souhaitent s’exprimer, s’habiller, s’aimer LIBREMENT. Ils sont de plus en plus nombreux à avoir accès aux longues études, et les universités débordent. 

Pour faire reconnaître leurs idées, les étudiants manifestent dans la rue, ils occupent la Sorbonne. Les policiers essaient de rétablir l’ordre mais les répressions très violentes font des centaines de blessés. Le 10 mai, le mouvement s’étend aux étudiants de province, puis aux travailleurs qui demandent de meilleures conditions de travail. Le pays connaît les plus grandes grèves de son histoire. Il n’y a plus de transports, les usines et les écoles sont fermées... 

Le général de Gaulle, alors président de la République, ne veut pas céder aux demandes des manifestants. Pour s’en sortir, il organise des élections pour désigner de nouveaux députés les 23 et 30 juin. Le parti du général de Gaulle gagne les élections. Le calme revient vers la fin juin.

«Et qu’ont obtenu les révoltés», demande Victor.

Dans l’immédiat, peu de choses. Mais, dans les années 70, de nombreux mouvements ont repris les idées de mai 68 pour demander plus de tolérance, l'égalité des droits entre les hommes et les femmes. Petit à petit, la société s’est libérée de certains tabous, permettant à chacun de vivre sa vie un peu plus comme il le souhaitait.
 
 



"Sous les pavés, la plage!", disaient les manifestants de mai 68. Certains étudiants en grève arrachaient les pavés de la rue pour construire des barricades. Après les émeutes, on pouvait trouver des trous dans la chaussée, comme dans la rue ci-contre. Pourras-tu trouver le bon morceau à remettre en place?


 Solution du jeu numéro 90: Il fallait découvrir la phrase suivante "un gros mot, c'est comme le regard d'une sorcière dans la rue".


Le courrier de Victor

Julien demande pourquoi il y a des enfants qui ont deux mamans ou deux papas. «Comment on sait qui on aime?», demande-t-il aussi. "Peux-tu l’aider, Madeleine?», s'interroge Victor.

Lorsque les papas et les mamans se séparent parce qu’ils ne s’aiment plus comme avant, chacun peut trouver un autre amour. Ainsi l’enfant peut se retrouver avec une maman qui est la femme de papa et sa maman de toujours. Ca lui en fait deux. C’est vrai aussi pour les papas. Il arrive par ailleurs que deux femmes ou deux hommes vivent ensemble après avoir eu des enfants auparavant. Ces enfants ont deux mamans ou deux papas. 

«Oui, mais qui on aime?»

Tu sais bien, Victor  qu’on sait toujours qui on aime ! L’amour ne se commande pas  On peut aimer plein de personnes et pourquoi pas deux mamans et deux papas!

«C’est juste, Madeleine. Moi je multiplie sans cesse mon affection. Au fur et à mesure que mes amis de récré-action augmentent en nombre, j’ai de plus en plus d’amitié à donner.»
 


Merci à Ambroise et Julien pour leur question. Si toi aussi, tu souhaites écrire à Victor, clique sur son nom. Pour lire, relire ou imprimer les anciens numéros, tu peux te rendre dans le kiosque à archives, sur le site www.recre-action.net.

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Dessins: Simon
                                                                                    Maquette : Wiko
                                                                               Version imprimable : Vanessa


A bientôt !

 

     
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