Octobre 2002

 

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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 62 - 2 octobre 2002



Votations chez les helvètes

Cet été, Victor est allé randonner en Suisse, chez les helvètes, qui emploient parfois de drôles d'expressions. "C'est quoi une votation? Quand on vote, il s'agit d'une élection…"

En effet, Victor, en France, la plupart des votes concerne une élection. Les citoyens choisissent des personnes qui auront la charge de prendre des décisions à leur place: par exemple, les députés qui font les lois ou les conseillers municipaux, qui s’occupent des villes et des villages. On dit que les élus sont des représentants des citoyens.

Mais le peuple peut aussi prendre une décision directement, grâce au referendum. C’est le Président de la République qui décide de l’organiser. Il pose une question et les citoyens lui répondent en votant oui ou non. C’est ce qu’il s’est passé en France, il y a dix ans, pour décider la création de l’Euro en remplacement du Franc. En Suisse, ce genre de vote arrive souvent, et on l’appelle "votation".

"Il n'y a que le Président qui peut nous poser une question?"

En France, oui. Mais en Suisse, organiser une votation peut être décidé par les citoyens.

"Par les citoyens, comme toi ou moi?"

Oui! Et il y a deux situations qui le permettent: d’une part, si beaucoup de gens sont contre une décision des élus, ils peuvent décider d’une votation qui demandera à tous les citoyens s’ils sont d’accord. Selon le résultat, la décision sera gardée ou annulée.

D'autre part, une votation peut servir à proposer quelque chose. Si un nombre suffisant de personnes est favorable à un projet, elles peuvent le proposer aux autres citoyens. On appelle cela une initiative. Si le «oui» l’emporte, les élus ont le devoir de réaliser le projet décidé par le peuple.

"Les citoyens participent plus à la vie du pays!"

C’est vrai. Mais certains sujets sont compliqués et il est parfois difficile de se forger une opinion.
 



Lors de son voyage en suisse, Victor s'est photographié avec Noémie la vache, une nouvelle amie. De retour sur la banquise, il a entrepris de recopier la photo afin de l'envoyer à Noémie en souvenir. Mais il a commis sept erreurs. Lesquelles?

 

Solution du jeu numéro 61: Les cinq choses qui polluent ou font du gaspillage sont l'ampoule qui reste allumée alors qu'il fait jour, le robinet qui reste ouvert sans raison, la poubelle dans laquelle sont mélangés tous les déchets et, vues par la fenêtre, des voitures et une usine qui font beaucoup de fumée.. Ouf! c'est tout!


Le courrier de Victor.
 - "Java, une fois tu m'as dit que des étoiles, en mourant, pouvaient faire des trous noirs... Mais j'ai beau regarder dans le ciel la nuit, je n'en vois pas! Et comme Myriam, je ne sais pas ce que c'est..."

- En explosant, les plus grosses étoiles dispersent leur matière dans l'espace. Mais il reste parfois le noyau; très très très concentré. Il est si concentré qu'il est infiniment petit. Et sa masse est immense. Du coup, il attire à nouveau les poussières et les gaz autour de lui... et même la lumière! C'est un trou noir.

Plus il grossit, plus le trou noir attire vers lui des objets éloignés. Et c'est en observant ces poussières et ces gaz, tous dirigés vers une zone sombre, qu'on sait qu'il y a un trou noir. On pourrait croire que tout tombe comme dans un puits. En fait, quand la zone est sombre, ça veut dire qu'à partir de là, même la lumière est attirée et piégée.

- "Comme un puits dans l'espace... le trou noir, c'est troublant!" 

* Pour savoir pourquoi les étoiles brillent, il faut lire ou relire le numéro 60.


Merci à Myriam pour sa question. Si tu veux poser une question, donner ton avis sur un article ou sur l'actualité, ou encore envoyer un dessin, n'hésite pas à écrire à Victor en cliquant sur son nom. Pour lire, relire ou imprimer les anciens numéros, tu peux te rendre dans le kiosque à archives, sur le site www.recre-action.net.

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A bientôt !

 

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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 63 - 9 octobre 2002


Nos trente millions d’amis… sans oublier tous les autres!

Lucie aimerait «savoir si l’on inflige un traitement à ceux qui ont fait du mal aux animaux et si oui lesquels et dans quelles conditions». Victor est très fier qu’une de ses lectrices se soucie de lui et de ses amis les bêtes. Il est donc impatient de connaître la réponse de ses amis les humains.

En France, on a pris conscience qu’il fallait protéger les animaux depuis très peu de temps. C’est seulement en 1959 que la loi interdit les mauvais traitements sur les animaux domestiques ou gardés en captivité, que ce soit en public ou non. Au XIXème siècle, on avait encore le droit de maltraiter les animaux chez soi!

Aujourd’hui, cela a bien changé: les peines prononcés par les tribunaux ne sont pas négligeables. Ainsi, celui qui blesse ou tue par inattention un animal domestique ou un animal sauvage enfermé risque une amende de 150 à 460 euros, celui qui exerce des mauvais traitements uniquement pour le plaisir risque, lui, de 460 à 760 euros. Le pire est de commettre des actes de cruauté ou d’abandonner un animal: c’est la prison pour six mois et une grosse amende!

Malheureusement, tous les animaux ne sont pas traités de la même façon.
«Ah bon, mais c’est injuste!», s’inquiète Victor.

C’est certain. La loi française ne condamne pas les mauvais traitements sur les animaux sauvages en liberté. On peut torturer une biche sans être puni pour cela. Peut-être parce que l’homme préfère protéger ce qu’il lui appartient et se désintéresse ce qu’il ne peut pas dominer.

En fait, il a toujours considéré les animaux comme des êtres inférieurs alors que ce sont simplement des êtres différents, doués de sens que nous avons perdus, parlant un langage que nous ne comprenons pas. Et pourtant ne sommes-nous pas tous des êtres vivants qui partageons la même Terre?
 
 
 



Victor a beaucoup voyagé et parcouru beaucoup de pays. Il a pu ainsi ramener de nombreuses photos de tous ses amis. Mais comme notre apprenti photographe a pris les photos d'un peu trop près, il n'est plus sûr de reconnaître ses amis. Il a peur de se tromper. Il y avait Maurice Letigre, Pénélope Oloncou, Noemie Désalpages, Seraphin Latrompe, Raoul Mabosse et Albin de Boue.

Peux-tu l'aider à mettre un nom en face de chaque photo?
 
 

 


Solution du jeu n°62: Victor a bien commis sept erreurs. Il a colorié son bec en jaune; il a dessiné son nombril alors qu'il n'en a pas; il manque les oiseaux, une fleur, un nuage, une des montagnes manque de neige... et l'oreille gauche de Noémie est dirigée vers le ciel!


Le courrier de Victor.

Noémie et sa voisine ont offert à Victor un exemplaire de leur journal. Ca s'appelle "Les potins de Maurice". Maurice est un petit lapin qui parle de plein de choses amusantes: la mode pour les petits, des super blagues, des jeux. Mais on y découvre aussi des dossiers sérieux comme le premier pas sur la Lune ou, "en exclusif", le voyage de Maurice en Pologne. Dans ce numéro, il y a même un guide pour apprendre à dessiner Maurice!

Tout est fait à la main, et il n'existe qu'un seul exemplaire de chaque journal. Victor est donc ravi et fier que Noémie et sa copine lui aient offert cet exemplaire unique.

Si toi aussi tu fais un petit journal, seul ou entre amis, n'hésite pas à en envoyer un à Victor. Il aime bien savoir ce que pensent ou font ses jeunes lecteurs.

Voici l'adresse où les amis de Victor vont chercher son courrier:
Le journal de Victor
94 rue des pyrénées
75020 Paris
 


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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 64 - 16 octobre 2002


Il y a matière à se poser des questions.

«Mon ami Ronan m’a dit qu’on parlait souvent de la matière; mais en fait, comme lui, je ne sais pas ce que c’est…», dit Victor soucieux.

Prends une petite barre de fer. C’est un métal, c’est donc de la matière. Coupe la en deux. Puis, chaque morceau, coupe le encore en deux. Garde un de ces morceaux, et continue à le couper. Et ainsi de suite…

«Oui mais quand c’est trop petit, je ne peux plus! Mon ami Emile a emprunté mon sécateur et ma scie pour finir mon bateau!» dit Victor.

Il y a plus de 2000 ans, un Grec nommé Démocrite s’est dit que ce n’était pas une question d’outils. Selon lui, lorsque le morceau est trop petit, on ne peut plus le couper: il est insécable. Et en grec, insécable se dit atomos. La plus petite partie de ton morceau de fer est donc l’atome de fer.

«Il doit y avoir des milliers d’atomes différents puisqu’il y a des milliers d’objets!» remarque Victor.
Contrairement aux apparences, il n’y en a qu’une centaine! Ce sont les multitudes de mélanges qui font la diversité de la nature. Parfois, quand ils restent entre eux, ils s’arrangent de différentes façons. C’est un peu comme si on construisait plein de murs de différentes formes avec des briques identiques. Alors, quand les briques se mélangent, on a une infinité de murs différents!

Pourtant, Démocrite se trompait: un atome peut être cassé en deux; et deux atomes peuvent être tellement serrés qu’ils s’unissent en un seul. C’est ce qu’il se passe dans le cœur des étoiles. D’ailleurs tous les atomes y naissent: deux petits font un plus gros, et ainsi de suite. Et quand l’étoile meurt, ils se dispersent dans le vide… jusqu’à ce qu’ils en trouvent d’autres avec qui ils se sentiront bien… 



Dès le Moyen Age, des savants un peu fous ont essayé de trouver plein de réactions chimiques avec la matière. Les alchimistes voulaient par exemple transformer le plomb en or, pour devenir très riches. Victor a compris qu'on ne pouvait pas tout transformer d'un coup de baguette magique. S'il sait aussi que l'idéal serait de ne pas fabriquer d'armes, il aimerait quand même pouvoir les transformer en objets inoffensifs.

En associant les dessins suivants deux par deux, tu peux essayer de retrouver les transformations de Victor.

 


Solution du jeu numéro 63: Maurice Letigre - 3, Pénélope Oloncou - 4, Noemie Désalpages - 2, Seraphin Latrompe - 1, Raoul Mabosse - 6 et Albin de Boue - 5. 


Le courrier de Victor.

"Un enfant qui s’appelle aussi Victor, m’a demandé pourquoi il fallait donner des prénoms aux choses, aux animaux ou aux personnes. Je me demande aussi pourquoi il fallait me donner un prénom. Tu le sais, Madeleine ?" 

Victor, il fallait te donner un nom pour que tu existes en tant que personne. Sinon, tu serais un pingouin parmi d’autres, sans identité propre. C’est pour cela qu’on donne des prénoms aux hommes; il y a trop de gens qui portent le même nom.

C’est pour cela aussi qu’on donne des noms aux animaux qu’on aime et aussi aux choses qui nous tiennent à cœur. Les enfants donnent une identité à leurs peluches préférées, ou à leurs poupées, etc. Je connais un grand garçon qui a appelé son pingouin en peluche Victor.
  


Merci à Victor et à Ronan pour leur question. Notre pingouin préféré attend encore beaucoup d'autres questions. Pour lui écrire, clique sur son nom. Les archives du mois de septembre sont disponibles dans le kiosque du site www.recre-action.net.



Récré-infos

Le week-end prochain, plusieurs membres de Récré-Action seront présents au salon Ivre d’Images à Paris. Il sera possible de les rencontrer, discuter avec eux, et de parler de Victor. Il y aura toujours quelqu’un à qui tu pourras dire ce que tu penses de son journal.

Cela se passera les samedi 19 et dimanche et 20 octobre, aux Arcades du Marché Saint-Germain (métro Mabillon/Odéon), dans le 6ème arrondissement de Paris et c’est gratuit.

Nous espérons vous voir nombreux.
 

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Illustrations et maquette: Broc
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 A bientôt.
P.S.: demain le 17 octobre, c'est la journée mondiale du refus de la misère.

 

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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 65 - 23 octobre 2002


"Le pays va mal"

«Je suis inquiet pour Awa, Albert, Fatou, qui vivent en République de Côte d’Ivoire. Il y a des affrontements là-bas, mais je ne sais pas pourquoi», dit Victor.

La Côte d’Ivoire, située en Afrique de l’Ouest, a longtemps appartenu à la France. A son indépendance, en 1960, elle s'enrichit en vendant du cacao et du café aux pays riches. Elle accueille de nombreux étrangers des pays voisins, surtout du Burkina Faso et du Mali. La Côte d’Ivoire grandit en paix.

Vers la fin des années 1980, le prix du cacao dégringole, le gouvernement n’a plus d’argent. Les étrangers sont alors accusés d’être responsables des problèmes du pays, comme du chômage. Ces propos xénophobes, utilisés par le gouvernement, vont accentuer les tensions entre les régions du Nord, où vivent de nombreux étrangers, et du Sud.

Le 24 décembre 1999, l'armée, révoltée contre ses conditions de vie, renverse le pouvoir en place. Des élections sont organisées avec de nombreux candidats. Mais tous ne peuvent pas se présenter, à cause d'une nouvelle loi qui autorise l'accès à la Présidence seulement aux Ivoiriens nés de parents eux-mêmes Ivoiriens! Le candidat du Nord est en particulier exclu car on pense qu'il est originaire du Burkina Faso. Ceci provoque de terribles affrontements entre le Nord et le Sud. Laurent Gbagbo est élu.

Depuis, la situation ne s’est jamais améliorée. Le 18 septembre, les soldats ont tenté pour la cinquième fois de prendre le pouvoir, réclamant un meilleur salaire et le départ du Président actuel.

Il faut maintenant espérer que les dirigeants de Côte d'Ivoire, plutôt que de servir leurs propres intérêts, trouvent des solutions pour le développement de l’ensemble du pays, afin d’éviter que ces combats ne débouchent sur une guerre entre les populations.
 


Le titre de ce journal est aussi celui d'une chanson de Tiken Jah Fakoly, un célèbre chanteur ivoirien.
Le journal de Victor t'expliquera prochainement les conséquences de la présence française en Côte d'Ivoire (avant et après la colonisation).


Quel chemin doivent emprunter les gens du nord de la Côte d'Ivoire et ceux du sud pour signer l'accord de paix?



Solution du jeu n°64: Victor a transformé la dynamite en sucre d’orge, la chaise électrique en chaise pliable, le revolver en banane et le char en cheval de bois.


Le courrier de Victor.

"Simone m'a demandé s'il y avait de la vie sur Mars, et si l'homme pourra marcher sur Mars..." dit Victor.

Tu te souviens Victor, on a déjà répondu à cette question dans le numéro 13 de ton journal. C'est dans la rubrique «courrier». Simone peut aller lire ou relire la réponse dans le kiosque à archives du site de Recre-Action (www.recre-action.net).

"C'est vrai... Mais il y a beaucoup de questions auxquelles vous n'avez pas encore répondu?" demande Victor.

Nous les gardons pour en faire les prochains numéros de ton journal. Si  nos lecteurs et lectrices ont des questions sur l'actualité, sur le monde, sur tous les sujets qui les intéressent, il ne faut surtout pas hésiter à les poser. Nous essaierons d'y répondre dans le courrier.

"Ou nous en ferons aussi un numéro! Alors écrivez-moi, j'attends votre courrier et vos questions avec impatience", s'exclame Victor.
 
 


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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 66 - 30 octobre 2002


Pourquoi tu me fais mal?

«Achille m’a demandé pourquoi il y avait tant de violence dans les écoles. Tu le sais, Madeleine?»

Le premier film que je suis allée voir au cinéma quand j’étais petite s’intitulait La Guerre des Boutons. C’est l’histoire de deux bandes de gamins qui se bagarraient sans cesse. Je me rappelle aussi les coups de règle en fer que le maître donnait sur les doigts et…

«Madeleine, où es-tu partie? C’est de maintenant qu’Achille parle!»

Ah! Oui, excuse- moi, Victor. Maintenant, les raisons des bagarres sont sans doute les mêmes. L’être humain, comme tout être vivant, a en lui une agressivité naturelle. Si elle n’est pas contrôlée, comme c’est souvent le cas chez les enfants, elle se manifeste par la violence.
De plus on construit sa personnalité en opposition avec les autres: regarde les disputes entre frères et sœurs.

«Mais, on dit qu’il y a plus de violence actuellement.»

Il semblerait plutôt que la violence soit plus connue et peut-être plus dure.. Certains disent que les enfants reproduisent les actes vus à la télé où les hommes, «bons» ou «méchants», se battent entre eux.

C’est aussi sans doute dû au mal-être de nombreux enfants qui souffrent de l’échec ou de situations, parfois très dures, qu’ils vivent. Ils se révoltent et les violences les plus terribles sont souvent provoquées par la souffrance. On croit qu’en tapant l’autre, on va devenir fort et puissant. En effet l’école, comme la société, est un lieu où il faudrait toujours être le meilleur.

«Si je comprends bien, la violence dans les écoles montre qu’il est difficile de grandir et de vivre ensemble».

Oui, Victor, mais il y a sans doute moyen d’arranger ça. L’école est d’abord faite pour permettre à tous les enfants d’apprendre, en limitant les injustices. 



La violence à l'école ou entre enfants ne date pas d'aujourd'hui. Louis Pergault, dans son roman écrit en 1912 "la guerre des boutons" raconte le combat entre deux bandes d'enfants de villages voisins. Yves Robert en a fait un film en 1961. Le but de cette petite guerre était d'attraper un enfant de l'autre village et de lui arracher les boutons et agrafes de ses vêtements. Dans la précipitation, alors qu'un adulte allait les surprendre, les voleurs de boutons en ont perdu cinq dans la forêt. Peux-tu aider Victor à retrouver les boutons de Gibus?


Solution du jeu n°65: Les habitants du nord doivent prendre le chemin 2, et ceux du sud le chemin C.


Le Cancre
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
Jacques Prévert


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