Le
pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 21 - 26 septembre
2001
Les
mots sont importants.
Parfois, les animaux
des BD savent parler, lire et écrire. Mais ils appartiennent
au monde merveilleux de l’imaginaire.
Les animaux ont
un langage plus ou moins compliqué qui leur sert à communiquer
entre eux. Les abeilles, par exemple, utilisent une danse élaborée
par laquelle elles indiquent la distance et la direction des fleurs
à butiner.
Mais seul l’homme
a un langage qui permet, grâce aux mots, à la grammaire,
de penser, de créer de la poésie et de communiquer des
informations simples ou complexes. Je peux dire: «J’ai
faim», expliquer à Victor la vie des animaux ou lui
poser des questions.
Le langage humain
se fonde sur des mots. Ceux-ci, organisés en phrases, peuvent
être dits ou écrits (*). Ils sont différents selon
les langues, qui sont très nombreuses. Elles sont importantes
car elles reflètent une culture, des façons de vivre et
de penser. Il y a des langues très parlées comme l’Espagnol,
d’autres qui le sont moins comme l'Haoussa, une langue africaine.
Les mots ont une
telle importance, par rapport à ce qu’ils désignent, que
les anciens pensaient que prononcer le nom d’une ville pouvait provoquer
sa destruction si on le désirait. Les formules magiques sont
nées de ce rapport entre le mot et ce qu’il signifie.
Il est vrai que
les mots ont un pouvoir car ce sont eux qui font la pensée et
réciproquement. Ils servent à nous former, parfois
à mentir ou à masquer la vérité. D’ailleurs,
dans toutes les cultures, celui qui possède les mots peut les
manier pour exercer le pouvoir. En effet, connaître les mots,
c’est connaître ce qu’ils désignent, donc savoir.
Et les gens sont souvent influencés par le savoir qui peut être
bien ou mal utilisé.
«Ainsi les mots sont importants», dit Victor. «Je
m’en souviendrai».
*Pour remplacer la parole et l’écoute, les sourds-muets
utilisent la langue des signes.
Ancien
article traitant de l’imagination et un peu des mots :
- D’où
vient le merveilleux ? (n°2 - mars 2001)
Avec mon frère, on
jouait à inventer des mots, comme tout le monde. Par exemple
un "bataneux" désignait un gars costaud. On peut aussi inverser
des syllabes pour parler en "verlan" (l'en-vers ver-lan). Aujourd'hui
Victor a décidé d'inverser toutes les lettres dans un
même mot. Remets de l'ordre dans tout ça et tu verras ce
qu'en pense son amie Colette...

Le
courrier de Victor.
Cette semaine je
n'ai pas reçu de question. Mes amis de Récré-Action
sont tellement curieux qu'ils veulent parler de plein de choses. Nous
voulons aussi savoir les sujets qui t'intéressent dans l'actualité.
Il y en a des difficiles à comprendre et puis d'autres qui sont
gais et on n'en parle pas ! Pour cela n'hésite pas à m'écrire
: victor@recre-action.net
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en savoir plus sur le Journal de Victor, tu peux te rendre sur le site
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A bientôt.