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Le pingouin citoyen du mercredi matin.
Numéro 61 - 25 septembre 2002


Et maintenant, on attend quoi pour agir?

Victor se souvient qu’en mars, au Mexique, les dirigeants des pays riches avaient fait des promesses pour mieux aider les pays en difficulté (1). Il se rappelle aussi que, pour agir, ils attendaient de se réunir à nouveau en septembre, au sommet de la Terre de Johannesburg.

Ils voulaient se mettre d’accord pour ne pas agir n’importe comment. En effet, depuis quelques années, et après leurs réunions de Rio et Kyoto, de nombreux dirigeants ont conscience que la planète est en danger. Cela fait plus d’un siècle que les pays riches amassent puissance et richesses, grâce à des usines qui gaspillent et polluent les ressources de la Terre (2). Déjà la pollution rend le climat plus capricieux, et on manque d’eau potable. Si les pays pauvres imitent les pays riches, on court à la catastrophe.

«Comment feront-ils alors? Pourront-ils s’en sortir quand même?» demande Victor.

C'est justement de cela qu'on a discuté à Johannesburg. Les pays riches doivent aider les autres à se développer de manière raisonnable et responsable. Mais il faudrait d’abord qu’ils montrent l'exemple! Les dirigeants des pays riches ont en effet décidé d'aider les pays pauvres à améliorer l'accès à l'eau potable des populations et à construire de meilleurs systèmes d'égouts. Ceci afin d'éviter les maladies.

Mais en même temps ils continuent chez eux à ne pas prendre soin de cette eau si précieuse. C'est pareil pour l'énergie: demander aux pays pauvres d’utiliser des énergies plus propres ne résoudra rien si on continue à consommer toujours plus d’énergie polluante.

A Johannesburg, de nombreuses associations de tous pays ont manifesté pour dénoncer ces efforts beaucoup trop timides... Et pour qu’on se mette au travail sans attendre une prochaine réunion.

Nos dirigeants s’inquiètent-ils de savoir si nos enfants pourront vivre dans le monde qu’on leur laissera? 


(1) lire le numéro 47 «Aider, oui, mais qui, comment et pour quoi?»
(2) voir numéros  22 «L’ozone en rajoute une couche…»
      et 29  «Ca va chauffer!»


Aujourd'hui, chacun de nous peut faire attention afin de ne pas trop polluer notre environnement. Et pour la santé de la planète, il faut limiter les déchets. Par exemple, dans l'image suivante, Victor a noté cinq choses qui polluent ou qui font du gaspillage. Sauras-tu les retrouver toi aussi?


Solution du jeu numéro 60: les objets que Victor veut offrir sont la raquette, la gomme, le cahier, la balle de tennis et les crayons de couleur.


Le courrier de Victor.

Jeanne me demande pourquoi les enfants ont peur du noir. Madeleine m'a aidé à comprendre.

Beaucoup de gens ont peur du noir, et il est vrai qu’il arrive assez souvent que les enfants demandent à leurs parents de leur laisser la lumière, la nuit. Le noir fait peur parce qu’il ne laisse voir aucune forme, aucun objet. Ainsi, l’imagination peuple la nuit de ce que l’on craint le plus: les monstres, les méchants. On croit qu’on va être agressé, que maman va disparaître... Cela dépend de ce qu’on a vécu, lu, ou vu dans la journée. Quand on grandit, on maîtrise normalement ces peurs.

Mais l’humanité a toujours eu peur de l’inconnu. C’est pourquoi elle a inventé le fantastique qui donne une image à toutes ses angoisses.
  


Merci à Jeanne pour sa question. Pour écrire à Victor, c'est simple, il suffit de cliquer sur son nom. Il attend avec impatience toutes vos questions. Pour relire des anciens numéros du journal, tu peux te rendre sur le site www.recre-action.net.

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Illustrations: Virginie
Maquette: Broc
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 A bientôt.