Après les Khmers rouges
"Vanessa a décrit combien les Khmers rouges ont terrorisé le cambodge à partir de 1975. Comment cela s’est-il arrêté ?" demande Victor.
De 1975 à 1979 les Khmers rouges tiennent le pays par la faim et la peur. La communauté internationale n’intervient pas, en disant que ce sont les affaires des cambodgiens. Pol Pot voit des ennemis partout. Il fait exécuter les Khmers rouges qui s’opposent à lui.
En 1979, après plusieurs attaques réciproques, le Vietnam envahit le Cambodge. Le 25 décembre, les troupes vietnamiennes occupent Phnom Penh. Les Khmers rouges s’enfuient et se cachent.
"Les Cambodgiens ont pu reprendre une vie normale ?"
Non. Tout est à reconstruire et pourtant, la communauté internationale ne l’y aide pas. Pour s’opposer aux amis des Vietnamiens qui gouvernent le Cambodge, elle impose 10 ans d’embargo*. Jusqu’en 1991, le pays ne recevra presque aucune aide et très peu d’associations humanitaires pourront y entrer. Personne n’aidera les Cambodgiens à dire ce qu’ils ont vécu.
Les cinq ans de régime Khmer rouge ont laissé de nombreuses souffrances. Presque un quart de la population est morte de mauvais traitements ou a été exécutée, en particulier les intellectuels et les minorités. C’est un génocide. Plus de la moitié des habitants a été déportée dans une autre région du pays. Les hommes, les femmes, les enfants sont traumatisés. Tout le monde a perdu un membre de sa famille.
Pol Pot est mort en liberté en 1998. Les autres dirigeants Khmers rouges sont presque tous en liberté, parfois tout près de leurs anciennes victimes, parfois à des postes importants. Beaucoup d’entre eux ne veulent pas reconnaître ce qu’ils ont fait.
Aujourd’hui encore, beaucoup de gens ont peur des Khmers rouges qui vivent près d’eux. Des victimes demandent un procès des dirigeants Khmers rouges**. Ils se battent aussi pour qu’on n’oublie pas le génocide du peuple Khmer, et qu’il ne se reproduise jamais.